Errance

Publié le par Lydie Bla

Mes yeux auront la clarté de ces lendemains empreints de certitude

Lorsque s’épanouiront au bienheureux firmament de mes désirs

De très lointaines contrées dénudées étendues sur la multitude

Le temps alors libéré de trop nombreux rêves évanouis à la marée montante

Ne sera plus qu’un  léger nuage pourpre confondu dans le sillage de mes lunes

Une bien incontournable  brise suspendue au ressac des regrets.

 

Les fardeaux de toujours déposés au pied de cette colline de désolation

Inexorablement portée par les vents des désespérances humaines et déchirures de granit

Rien ne subsistera alors de l insoutenable amertume de matins trop clairs

Découverts au détour de ce qui s’est perdu dans les incommensurables chaos de l’existence

Par inadvertance au détour d’un oubli.

 

Les pieds profondément enfouis dans le sable, avec un ciel ouvert  pour unique demeure

 

Une très douce ivresse  de délivrance irradiera et réchauffera

le peu qui reste de moi

Peu

 

 mais prêt à embrasser, enfin,  l’immensité d’un l’horizon sans promesses

 

Plein de lui même et de cette rosée particulière de magnificence

 

Instant très solitaire d’une rédemption salvatrice

 

 

Vestale allongée  en son point de conjonction avec les étoiles

Sans plus d’attaches aucunes

Aurores de plénitude et de sens pour désormais regard

 

Bras résolument tendus derrière le voile diaphane d’une quête totale et Absolue

 

Publié dans Poêmes

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