La Nuit Du Sacre

Publié le par Lydie Bla

La Nuit Du Sacre

La lecture de La Nuit Du Sacre de Thierry Berlanda- dernier volet d’un triptyque- vient confirmer un invariant de la littérature selon lequel, ce qui porte la beauté d’un texte n’est pas, à proprement parler l’histoire qu’il relate, mais la manière dont elle est racontée, la singularité toute entière, qui en construit le récit. Cette singularité là, enferme le lecteur dans une course hypnotique, une forme de catharsis, dont il ne se libère qu’une fois la dernière page tournée.

Sur ce point, La Nuit Du Sacre, remplit la promesse faite depuis le premier opus du triptyque. Mais il n’est besoin d’avoir parcouru les deux premiers volets de cette histoire, pour mesurer la force singulière de ce thriller, pour approcher ce dont il est question.

En effet, le texte de Thierry Berlanda nous invite, avant tout, à visiter la condition humaine, autre invariant de la littérature. A ce titre, La Nuit du Sacre (comme les opus précédents du triptyque) appartient à la catégorie de ces romans transgenres, où l’intrigue policière peut être considérée comme un territoire sur lesquels le drame humain vient s'étendre.

Un psychopathe au délire baroque, sème à nouveau la terreur sur son passage, obnubilé par l'achèvement de son œuvre sanglante. Il entraine dans son sillage, tous ceux qui sont à sa recherche, et, bien plus que les services de police, d'autres personnages, victimes collatérales de sa folie, dont il a, à jamais, bouleversé la perception du monde.

La force de ce texte réside en ce que chacun d'entre eux, habités de lumières et d’ombres, mus par leurs propres abysses, projettent sur le spectre de l’âme humaine, un arc en ciel confondu de petites et grandes intentions. Le Prince psychopathe, chef d'orchestre de cette oeuvre sanglante, n’échappe pas à la règle : le monstre porte également en lui, une part d’humanité très paradoxale: une parenthèse d’amour dont lui seul connait le ressort et les verrous.

Au travers de ce thriller haletant, Thierry Berlanda nous invite à un voyage au long cours et sans retour au cœur de la condition humaine. Un voyage dont nul ne reviendra intact.

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